Chinoises au XXIe siècle : Ruptures et continuités

Comment vivent les femmes chinoises aujourd’hui ? Quel est leur statut et quelles places occupent-elles dans la Chine contemporaine ? En quoi les bouleversements économiques et sociaux depuis les années 1980 ont-ils modifié leurs situations et leur accès aux droits ? Observe-t-on des mutations dans leurs rapports à la famille, à l’éducation, au travail et à l’emploi ou encore à la sexualité ? Comment sont-elles représentées au cinéma ? 


Autant de questions auxquelles cet ouvrage collectif, résolument pluridisciplinaire, entend répondre. Anthropologues, démographes, historiens, sociologues et politistes réfléchissent aux mutations que connaît la société chinoise contemporaine, en centrant leur analyse sur les rapports de genre. 

Au-delà des situations contrastées des femmes chinoises, ce sont les rapports entre les hommes et les femmes et leurs représentations qui sont mis en exergue. En faisant se succéder chapitres de synthèse et enquêtes de terrain, cet ouvrage donne à voir la réalité foisonnante, hétérogène et nuancée, des rapports sociaux contemporains en Chine.



Pour François Bougon de Le Monde des Livres, "Chinoises au XXI° siècle est un ouvrage collectif, riche recueil d'articles aux thèmes très variés (travail, éducation, sexualité, famille, cinéma), qui dressent un portrait éclaté et nuancé des femmes chinoises, tout en donnant des éléments pour comprendre l'évolution historique".

Pour François Guilbert d'Alternatives Internationales, "En France, les études de "genre" sur la Chine sont rares même si, depuis dix ans, les recherches de la démographe Isabelle Attané font autorité (Une Chine sans femmes, Perrin, 2005). L'ouvrage dirigé par les sociologues Tania Angeloff et Marylène Lieber remédie brillamment à cette carence et laisse apparaître une sinologie féminisée (onze auteures pour douze contributions). Sans épanchement sur les traditions patriarcales confucéennes, cet ouvrage décortique les évolutions du statut des femmes dans le monde du travail, l'éducation, la famille, ou encore le cinéma. Et montre comment, à l'idéologie maoïste asexuée, a succédé une sexuation forte des rapports sociaux, devenue indice de modernité. On plonge jusqu'au coeur de l'intime, pas seulement au travers de l'ethnosexualité (par exemple les contributions sur le tourisme tarifé des Taiwanais ou les mariages sino-japonais) mais également l'analyse des relations de plus en plus fortes que les mères entretiennent avec leurs filles dans un pays marqué par la préférence au garçon. Une somme de connaissances nouvelles pour penser l'émancipation des femmes !"

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